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L'anaphylaxie à l'école et dans d'autres établissements et services pour enfants | ||
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Publié par La Société Canadienne
d'Allergie et d'Immunologie Clinique, Association d'information sur l'allergie
et l'asthme (AAIA) et Ontario Allergy Association. Introduction Deux décès imputables à une réaction allergique grave à l'arachide sont survenus en Ontario durant l'été 1994, ce qui a sensibilisé l'opinion publique aux dangers potentiels de l'anaphylaxie. L'anaphylaxie se définit par une multitude de symptômes (Appendice 1) pouvant se manifester dans tout l'organisme. Les réactions les plus graves sont les difficultés respiratoires et l'effondrement de la tension artérielle ou choc anaphylactique; les conséquences de telles réactions peuvent être fatales. Parmi les allergies potentiellement mortelles, on distingue l'allergie alimentaire et l'allergie aux piqûres d'insectes; certains médicaments, l'activité physique et le latex peuvent, eux aussi, déclencher une réaction allergique présentant un danger pour la vie. Le risque estimé d'anaphylaxie dans la population est de 1 à 2 % pour ce qui est des piqûres d'insectes et des aliments, avec une prévalence moindre pour les médicaments et le latex (1). Environ 50 décès par anaphylaxie aux piqûres d'insectes et 100 décès reliés à l'ingestion d'aliments sont déclarés chaque année aux États-Unis (2, 3). Le premier principe et le plus important dans le traitement d'une allergie particulièrement grave est d'éviter l'agent causal. S'il y a contact avec l'allergène, une injection sous-cutanée ou intramusculaire d'épinéphrine (adrénaline) est le traitement de choix en cas d'anaphylaxie (1). Par la suite, les médecins pourront utiliser d'autres médicaments, comme les antihistaminiques, les bronchodilatateurs par inhalation ou les corticostéroïdes, mais ces derniers ne doivent en aucun temps être considérés comme des médicaments de première ligne. Il est essentiel de privilégier l'épinéphrine et de veiller à ce que ce médicament puisse être utilisé sur-le-champ en cas d'urgence (4, 5). À cet effet, des données démontrent clairement que les réactions mortelles surviennent le plus souvent hors du milieu familial et qu'elles sont associées à la non-utilisation ou, encore, à l'administration tardive d'épinéphrine (3). L'anaphylaxie est une affection rare, mais elle peut être prévenue et traitée. Le présent document a été conçu par la Société canadienne d'Allergie et d'Immunologie Clinique, de concert avec les associations provinciales ainsi que les organismes oeuvrant dans le domaine des allergies. Destiné au grand public, il contient des renseignements utiles sur la conduite à tenir face à l'anaphylaxie. Il s'agit d'un document de travail qui pourra être modifié au gré de l'avancement de la recherche. Le diagnostic d'une allergie avec réactions anaphylactiques potentielles repose d'abord sur l'histoire de cas; il est ensuite confirmé par des tests cutanés ou sanguins appropriés effectués par des spécialistes en allergologie. C'est alors que les protocoles de traitement pourront être prescrits par les médecins pour utilisation dans les écoles. À ce chapitre, les écoles devraient prévoir un système permettant d'identifier les enfants souffrant d'allergies graves et ce, dans le but de prévenir des réactions anaphylactiques. Par ailleurs, le personnel à qui un enfant allergique est confié doit être informé de la nature et de la gravité de l'affection ainsi que du traitement approprié, le cas échéant. Cette information devrait être passée en revue avant la rentrée scolaire et avant chaque activité spéciale (excursion pédagogique, activité de plein air). Toute question et toute modification possible au traitement devraient alors être considérées. Tous les enseignants doivent être au courant des cas des élèves qui pourraient éventuellement avoir besoin d'un traitement d'épinéphrine. Il serait donc opportun de prévoir une fiche d'identification, portant le nom et une photographie de l'enfant, l'allergie spécifique dont il souffre (arachide, piqûres d'abeilles, etc.), les symptômes d'une réaction allergique et le traitement d'urgence. Ces renseignements devraient être facilement accessibles et revus régulièrement par toutes les personnes concernées. Chaque enfant allergique devrait toujours avoir à portée de la main un dispositif pour l'auto-injection d'épinéphrine identifié à son nom et sur lequel figure la date de péremption. De plus, chacun devrait porter un bracelet ou un pendentif Medic Alert (une insigne dans le cas d'un tout-petit), identifiant clairement son allergie. Éviter toute exposition avec l'allergène demeure la mesure
la plus efficace pour prévenir l'anaphylaxie. Éviter l'aliment déclencheur. Les aliments qui provoquent le plus souvent des réactions allergiques sont : le lait, le soya, l'oeuf, le blé, les poissons, les crustacés, l'arachide et les noix. Les réactions à l'arachide, aux noix et aux crustacés ont tendance à persister toute la vie et sont habituellement plus graves que les réactions allergiques aux autres aliments. Quoi qu'il en soit, la plupart des enfants allergiques au lait, au soya, à l'oeuf et au blé auront déjà perdu leur sensibilité au moment où ils entreront au primaire ou au secondaire (6). Il y en aura toujours, cependant, chez qui le risque d'anaphylaxie persistera. Il est quasi impossible d'éviter de façon absolue tous les aliments allergéniques car ces derniers peuvent être cachés ou introduits par inadvertance dans les préparations. Il est néanmoins possible, en milieu scolaire, de réduire l'exposition à ce genre de produits d'un enfant qui y est allergique. Lorsqu'il est question d'allergies alimentaires, des connaissances adéquates
et une surveillance attentive sont également primordiales. Voici
donc quelques recommandations qui devraient être transmises aux
enfants à ce sujet :
L'allergie à l'arachide requiert des mesures plus énergiques car elle constitue l'une des allergies alimentaires les plus courantes et est la principale cause de l'anaphylaxie (8). L'exposition à l'arachide est fort commune en Amérique du Nord. Selon les statistiques, en effet, environ 5 milliards de livres d'arachide ont été consommées aux États-Unis en 1991, ce qui correspond à 7 livres par habitant annuellement (9). Les chiffres sont sensiblement les mêmes pour le Canada. Les réactions allergiques à l'arachide sont souvent plus graves que les manifestations causées, entre autres, par le lait et l'oeuf. Or, on peut trouver de l'arachide dans un nombre infini de mets. Par ailleurs, une étude rapporte que 50 % des enfants qui sont allergiques à l'arachide en ont ingéré par inadvertance au cours de la première année de suivi (10). Étant donné la nature de cette allergie, les mesures
suivantes sont recommandées afin de réduire l'exposition
à l'arachide dans les écoles :
Il est évidemment difficile d'éviter tout contact avec les insectes, mais certaines preecautions peuvent être prévues, à savoir :
Les réactions allergiques dues aux médicaments, à
l'activité physique et au latex sont rares en milieu scolaire.
Les recommandations les concernant devront donc être adaptées
selon les besoins individuels. Malgré toutes les précautions mises en place, l'ingestion accidentelle d'un aliment pouvant provoquer une allergie peut survenir en tout temps. Aussi faut-il que la médication soit disponible sur-le-champ. Tout protocole de traitement doit être prescrit par un médecin. L'ÉPINÉPHRINE est le seul médicament qui devrait être utilisé dans le traitement d'urgence d'un enfant ayant une réaction allergique qui peut lui être fatale. L'épinéphrine est disponible dans différents formats prêts à utiliser (Appendice 2). Parmi ceux-là, nous recommandons l'auto-injecteur d'épinéphrine en raison de sa simplicité d'utilisation. L'épinéphrine doit être rangée dans un endroit facilement accessible; on s'abstiendra donc de la mettre sous clé dans des armoires ou des tiroirs. Il importe que tous les membres du personnel sachent où elle se trouve. Par ailleurs, on confiera à l'enfant en âge de comprendre quand et comment utiliser le matériel nécessaire pour pratiquer l'auto-injection d'épinéphrine. Quant aux plus jeunes, le matériel d'urgence qui leur est destiné devrait être gardé dans la salle de classe. Enfin, on devrait maintenir une réserve d'épinéphrine dans d'autres locaux, entre autres, dans les gymnases, les salles de réunion, la cafétéria, les cours de récréation et les autobus scolaires. Tout enfant allergique, qu'il sache ou non comment pratiquer lui-même une injection d'épinéphrine, peut nécessiter l'intervention d'une autre personne advenant une réaction grave. Dans ce cas, la supervision d'un adulte s'impose. Toute personne qui a charge d'enfants devrait être en mesure d'appliquer les techniques de premiers soins et de réanimation et avoir reçu une formation adéquate sur la façon d'utiliser un auto-injecteur d'épinéphrine. Il y aurait donc lieu d'établir des lignes de conduite spécifiques au traitement de l'anaphylaxie. À ce chapitre, des cours de formation pourraient être dispensés par les unités de santé publique ou encore par les associations médicales afin que tout le personnel scolaire ainsi que tous les employés des autres services aux enfants (conducteurs d'autobus scolaire, entraîneurs, moniteurs, sauveteurs et ambulanciers) connaissent bien ces techniques. Une trousse pédagogique est disponible auprès du projet Anaphylaxie de l'Association d'information sur l'allergie et l'asthme (Appendice 3 &endash; Liste des ressources). Y sont inclus deux formulaires que l'on s'empressera de compléter : il s'agit, d'une part, d'un document que les parents devront signer par lequel ils autoriseront l'école à administrer l'épinéphrine en cas d'urgence et, d'autre part, du protocole de traitement Emergency Allergy Alert (voir les rubriques Plan d'action et Recommandations générales). Par ailleurs, le réseau américain Food Allergy Network vient tout juste de produire une trousse pédagogique ainsi qu'un film vidéo à l'intention des écoles sur le soin des enfants souffrant d'allergies alimentaires et d'anaphylaxie (Appendice 3 &endash; Liste des ressources). La crainte des poursuites peut faire obstacle à l'usage de l'épinéphrine dans le traitement de réactions allergiques graves. Aussi faut-il rappeler que la loi protège quiconque prête assistance à une personne dont la vie est en danger, pourvu que l'intervention soit raisonnable et appropriée. Or, l'épinéphrine administrée selon les indications contenues dans le présent document est aujourd'hui reconnue comme étant un traitement approprié en cas d'anaphylaxie. Compte tenu de ce qui précède, on devrait conseiller aux parents de ne jamais signer une décharge par laquelle ils libéreraient l'école de toute responsabilité si jamais l'épinéphrine n'était pas administrée. Un avant-projet de déclaration portant sur la conduite à
tenir vis-à-vis de l'épinéphrine a été
présenté par la section des allergies de la Société
canadienne de pédiatrie; il vient s'ajouter au nombre de documents
existants en la matière (11). Il n'y a aucune contre-indication à l'utilisation de l'épinéphrine en cas de réaction allergique potentiellement fatale. L'épinéphrine doit être administrée rapidement, soit dès les premiers signes d'une réaction allergique grave. Or, les symptômes ne se manifesteront pas toujours chez les personnes nécessitant de l'épinéphrine. En effet, les rapports médicaux montrent que des crises graves peuvent survenir sans avertissement (12). C'est pourquoi il est recommandé d'administrer l'épinéphrine dès la moindre réaction à la suite d'un contact réel ou présumé avec l'allergène. Si le patient a des antécédents connus de collapsus cardio-vasculaire grave dû à une allergie, le médecin peut préconiser l'administration d'épinéphrine dans les minutes qui suivent une piqûre d'insecte ou l'ingestion de l'aliment incriminé, avant même qu'une réaction ne se manifeste. TOUTE personne ayant reçu de l'épinéphrine doit être hospitalisée d'urgence. Dans la majorité des cas, l'épinéphrine s'avère efficace après une seule injection. Cependant, un traitement d'appoint peut être nécessaire, d'où l'importance d'une surveillance médicale en milieu hospitalier. Une réserve d'épinéphrine doit être à portée de la main durant le transport à l'hôpital et le médicament peut être administré toutes les 15 à 20 minutes (7). Mais cette dernière indication s'applique seulement à une réaction allergique non maîtrisée, soit en cas de gêne respiratoire importante ou de perte de conscience. Par ailleurs, si l'on doit administrer plusieurs doses d'épinéphrine, il faudra y associer d'autres médicaments d'urgence. Aussi est-il important, lorsqu'on planifie une excursion pédagogique ou une activité de plein air, de s'assurer qu'un hôpital soit accessible à moins d'une heure de route ou que l'on puisse rejoindre aisément la police, les pompiers ou un service ambulancier. Malgré un traitement initial adéquat d'une réaction anaphylactique, il y a eu rechute dans certains cas ayant pu survenir jusqu'à 8 heures après la première manifestation et ce, sans nouveau contact avec l'allergène responsable (13). C'est pourquoi il est fortement recommandé de garder les patients ayant une réaction moins marquée sous surveillance médicale pendant 4 heures.
Appendice 1 SYMPTÔMES ET SIGNES LES PLUS FRÉQUENTS D'UNE RÉACTION ALLERGIQUE
L'épinéphrine est disponible en seringue prête à utiliser (Ana-Kit; Hollister Stier, Toronto, Ont.) ou sous forme d'auto-injecteur (EpiPen; Allerex Laboratory Ltd., Kanata, Ont.). EpiPen est disponible en deux formats : EpiPen Jr et EpiPen. EpiPen Jr contient 2,0 ml d'épinéphrine diluée à 1:2 000. La dose administrée est de 0,3 ml contenant 0,15 mg d'épinéphrine. Ce format a été conçu pour les enfants dont le poids est de 15 kg (33 lb) ou moins. EpiPen contient quant à lui 2,0 ml d'épinéphrine diluée à 1:1 000. La dose administrée est de 0,3 ml contenant 0,3 mg d'épinéphrine. Ce format est destiné aux personnes dont le poids est de plus de 15 kg (33 lb). Une brochure intitulée "For all allergic emergencies"
et portant sur la manutention et l'utilisation de l'auto-injecteur d'épinéphrine
est disponible auprès de (changeé) Allergy Essentials 1-888-850-6051
(gratis). Toute personne susceptible d'utiliser l'un ou l'autre des dispositifs
doit en avoir pris connaissance. Un dispositif de formation est également
disponible auprès de la société Allerex afin que
l'on puisse évaluer la force de pression nécessaire pour
activer le mécanisme de déclenchement de l'auto-injecteur.
Conduite à tenir vis-à-vis des enfants souffrant d'une allergie potentiellement fatale: RECOMMANDATIONS GÉNÉRALES
À l'école, ce sont les allergies aux piqûres d'insectes
et à l'arachide qui sont les causes les plus fréquentes
d'anaphylaxie. 1. Prévention Allergie aux piqûres d'insectes:
L'enfant devrait être placé sous surveillance médicale durant les quatre heures qui suivent une piqûre d'insecte ou l'ingestion de l'allergène incriminé. Si l'un ou l'autre des symtômes énumérés ci-après se manifeste chez l'enfant, il faut aussitôt lui administer une dose d'épinéphrine et le conduire à l'hôpital immédiatement. S'il n'y aucune réaction grave dans les quatre heures, il est peu probable qu'elle se manifestera plus tard.
REMARQUES:
En plus des allergies aux piqûres d'insectes et à l'arachide, certains enfants d'âge scolaire peuvent être sensibles à plusieurs autres allergènes. Dans tous les cas, le diagnostic doit être établi par un spécialiste en allergologie. Les mesures préventives à adopter sont sensiblement les
mêmes que celles qui s'appliquent aux allergies aux piqûres
d'insectes et à l'arachide. Chaque enfant allergique nécessite
des soins particuliers qui devraient être précisés
conjointement avec les parents, l'allergologue et l'école. Appendice 3 -- Liste des ressources: Cette information est changée par le Webmaster en 07/2005.
MILTON GOLD, M.D., FRCPC, professeur adjoint de pédiatrie, Université de Toronto; Service d'Immunologie et d'allergie, the Hospital for Sick Children, Toronto, Ontario. GORDON SUSSMAN, M.D., FRCPC, FACP, président, Société canadienne d'allergie et d'immunologie clinique, professeur adjoint, Université de Toronto; chef, service d'allergie, département d'immunologie, Wellesley Hospital, Toronto, Ontario. MICHAEL LOUBSER, M.B. BCh, FCP(SA), professeur adjoint de pédiatrie, Université de Toronto; Service d'Immunologie et d'allergie, The Hospital for Sick Children, Toronto, Ontario. KAREN BINKLEY, M.D., FRCPC, chargé de cours, Université
de Toronto; Service d'allergie, St. Michael's Hospital, Toronto, Ontario.
Collaborateurs: MEGAN BOYES Coordinatrice régionale, Association d'information sur l'allergie et l'asthme. ZAVE CHAD, M.D., FRCPC, professeur agrégé de clinique de pédiatrie, Université de Montréal, Québec. DAVID CROSS, M.D., C.M., FRCPC, spécialiste en allergie et immunologie clinique, Calgary, Alberta. SUSAN DAGLISH. Directrice administrative, Association d'information sur l'allergie et l'asthme. JERRY DOLOVICH, M.D., FRCPC, professeur de pédiatrie, Université McMaster, Hamilton, Ontario. MICHEL DROUIN, M.D., FRCPC, chef, Service d'allergie, Hôpital général d'Ottawa; professeur adjoint de clinique de médecine, Université d'Ottawa, Ottawa, Ontario. ALEXANDER FERGUSON, M.D., Ch.B., FRCPC, professeur de pédiatrie, Université de Colombie-Britannique; Service d'allergie, BC Children's Hospital, Vancouver, Colombie-Britannique. BETH GOLDSTEIN, Membre du Conseil d'administration, Ontario Anaphylaxis Project, Association d'information sur l'allergie et l'asthme. MARY HOCKIN Présidente, Association d'information sur l'allergie et l'asthme, London, Ontario. DAVID HUMMEL, M.D., FRCPC, professeur adjoint de pédiatrie, Université de Toronto; Service d'Immunologie et d'allergie, Hospital for Sick Children, Toronto, Ontario. ARTHUR KAMINKER, M.D., FRCPC, président, Association d'allergie de l'Ontario, département de médecine, Toronto East General Hospital, Toronto, Ontario. AUBERT LAVOIE, M.D., FRCPC, chargé de cours, Université Laval; Service d'Immunologie-Allergie, département de médecine, Centre hospitalier de l'Université Laval, Québec, Québec. ERIC LEITH, M.D., FRCPC, chef, département de médecine, Oakville-Trafalgar Memorial Hospital, Membre actif du département de médecine, Women's College Hospital; chargé de cours, Département de médecine, Université de Toronto, Toronto, Ontario. DEENA MANDELL, Membre du conseil d'administration, Ontario Anaphylaxis Project, Association d'information sur l'allergie et l'asthme. KEITH PAYTON, M.D., FRCPC, chef, Clinique d'allergie et d'asthme, St. Joseph's Health Centre; professeur de médecine, Université Western Ontario, London, Ontario. HUGH A. SAMPSON M.D., professeur de pédiatrie, Johns Hopkins University school of Medicine, Baltimore, Maryland. LAWRENCE B. SCHWARTZ, M.D., PhD., professeur de médecine, Head of Allergy and Clinical Immunology, Medical College of Virginia, Richmond, Virginia. DONALD STARK, M.D., FRCPC, professeur agrégé de clinique, Université de Colombie-Britannique, Vancouver, Colombie-Britannique. PETER VADAS, M.D., Ph. D., FRCPC, FACP, directeur, clinique régionale d'anaphylaxie, Service d'Immunologie, Département de médecine, The Wellesley Hospital, Toronto, Ontario. WADE WATSON, M.D., FRCPC, professeur, service d'immunologie et d'allergie, Department of Pediatrics & Child Health, Université du Manitoba, Winnipeg, Manitoba. MARTHA WEBER, Présidente, Ontario Anaphylaxis Project, Association d'information sur l'allergie et l'asthme. JOHN W. YUNGINGER, M.D., professeur de pédiatrie, Mayo Medical School. BARRY ZIMMERMAN, M.D., FRCPC, membre, Centre de l'asthme,
Toronto Hospital/Western Division, Toronto, Ontario. Traduction de madame Michèle Gauthier. The Canadian Society of Allergy and Clinical Immunology, La Société
Canadienne d'Allergie et d'Immunologie Clinique. août 1995.
L'article originale est au site web de Ontario
Medical Association: http://www.oma.org/phealth/allergy.htm
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This article courtesy
of the Allergy/Asthma Information Association at www.aaia.ca and the Calgary
Allergy Network web site at www.calgaryallergy.ca. May be reproduced for
educational, non-profit purposes. |
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